bof
Posté le 02.05.2006 par drugsdream

Au moment de sa première collaboration avec Gus Van Sant, Michael Pitt commençait déjà à gratter la guitare façon Kurt Cobain. Le temps que l’idée du film Last Days mûrisse, le jeune américain aux yeux perdus et aux cheveux sales de toute star du grunge qui se respecte a pu progresser, et la BO de Last Days est l’occasion de profiter de ses compositions douloureuses. Même si on a souvent tendance à associer à l’excès les acteurs et le personnage qu’ils interprètent, le bouche-à-oreille a cette fois raison. Il y a bel et bien de la graine de chanteur de rock derrière les yeux bleus piscine de Michael, dont le timbre de voix est d’une ressemblance troublante avec celui de Kurt Cobain (au risque de me mettre à dos tous les fans convaincus de Nirvana). L’écoute de « Death to Birth », balade en forme de lettre d’adieu aux paroles d’une tristesse mortelle (en particulier le message It’s a long lonely journey from death to birth qui sert de refrain), devrait convaincre jusqu’aux plus dubitatifs. Reste que Michael Pitt devra, encore plus après ce film, prouver qu’il peut se détacher de l’image de Kurt Cobain qui risque de lui coller pour de bon à la peau. On attend donc la sortie prochaine du premier album de son groupe Pagoda House of worship avec une impatience mêlée de crainte.
Les morceaux marqués du nouveau label de qualité « Michael Pitt » ne doivent pas pourtant faire de l’ombre aux grands noms appelés en renfort pour cette bande originale, comme les Velvet Underground dont l’apparition derrière un nuage d’opium pour « Venus in Furs » ne laisse pas de marbre. On remercie par ailleurs Gus Van Sant de s’être associé à Thurston Moore de Sonic Youth pour la musique « pour éviter qu’on se ridiculise » selon ses propres termes, et pour les deux morceaux plus hard, d’avoir laissé travailler The Hermitt. Si dans le film la musique est finalement moins utilisée que ce qu’on aurait pu attendre au regard du thème, on se rend donc compte de toute son importance quand on écoute la bande originale, reflet parfait des différentes ambiances de l’errance du chanteur – de la totale perte des repères au désespoir.
À l’opposé de ces bonnes nouvelles, il faut tout de même mentionner la mauvaise blague de ce CD – ou le coup bas au choix –, qui montre à quel point parfois les bande originales pèchent par leur incohérence. Oui, on veut bien revivre le film avec sa musique mais le « Believe » de Tenlons fort, sorti tout droit d’un passé de boys band révolu, fait mal aux oreilles. C’est finalement là un exemple extrême de ce qu’est la dernière partie de cette bande originale. Les chœurs et les chants psalmodiés de Hildegard Westerkamp n’aident pas à rattraper l’intérêt de cette partie. La musique concrète, soit une branche de musique expérimentale à base de sons naturels, avait été utilisée par Gus Van Sant dans le film pour transcrire au mieux le trouble de l’esprit de Blake. Mission réussie à la perfection dans le film mais force est de constater qu’on se laisse peut envahir par ces sons de cloche sans le support du long-métrage.
extrait de la bof.....pagoda foetus
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Posté le 24.03.2006 par drugsdream
Requiem for a dream est un film total au scénario impressionnant de justesse et à la réalisation remarquable de précision et d'inventivité, mais la construction élaborée de main de maître par Darren Aronofsky (il est à la fois réalisateur et co-scénariste) repose pour beaucoup sur le mélange de rythmes électroniques et de sonorités violonesques concocté par Clint Mansell. La musique est ainsi présente tout au long des 102 minutes que dure le film. Les moments de vrai silence sont en effet extrêmement rares, voire inexistants. Car la grande force de la bande originale de Requiem for a dream, c'est justement d'épouser parfaitement les courbes du scénario.
Construit en trois époques, en trois saisons (été, automne, hiver), Requiem for a dream raconte la déchéance progressive de quatre personnages. Délitement humain qui se traduit dans la musique de Clint Mansell par une altération lente de morceaux récurrents. Summer Ouverture, le premier morceau de la B.O., reviendra par exemple cinq fois hanter nos oreilles, sous différentes appellations ("Hope Ouverture", "Cleaning Appartement", "Marion Barfs", "Winter Ouverture" ou "Lux Aeterna") ainsi que sous différentes formes.
À chacun de ses passages, le morceau change de tonalité, se fait plus sombre, avec des accents graves et des bruitages électro-inquiétants qu'il ne présentait pas au départ. Summer Ouverture n'est pas le seul titre à présenter de telles caractéristiques, bien au contraire, la bande originale est tout entière construite sur ce système de répétitions non-identiques, mais il est peut-être le plus marquant de tous, ses variantes se situant toujours aux tournants majeurs du récit, c'est-à-dire en gros à la fin ou au début de saison.
Summer Ouverture est l'extrait le plus mélodique de la B.O., tranchant avec la déconstruction sonore de certains autres morceaux. Dans les deux premières périodes du film, Clint Mansell s'appuie surtout sur des rythmes technoïdes, notamment dans la retranscription musicale de fêtes plus ou moins privées où les stupéfiants s'injectent et s'avalent à flots continus. Mais tout cela reste relativement fluide et harmonique.
Dans la dernière période, celle dénommée "Winter", les cadres explosent pour donner une sorte de cacophonie syncopale et métallique, d'autant plus inquiétante qu'elle est terriblement maîtrisée. Ce chaos sonore est déjà impressionnant à écouter sur Cd, mais au cinéma, Dolby Surround oblige, l'effroi est démultiplié jusqu'à l'insoutenable. La musique de Clint Mansell devient alors le véritable instrument de peur. Bien plus que l'image qui sans cet appoint auditif perdrait incroyablement de sa force.
Extrait de la bande originale
Posté le 24.03.2006 par drugsdream
Emilie Simon est une jeune chanteuse française née au début des Années 80, originaire du Sud de la France. Dès son enfance, elle est plongée au coeur de la musique, son père étant ingénieur du son et sa mère mélomane avertie. Elle développe rapidement un goût prononcé pour la musique et une sensibilité pour l'interprétation, l'écriture et la composition. En 2003, elle sort un premier album éponyme. Le public, comme la critique, lui réservent un accueil très favorable. En janvier 2005, elle compose la B.O du film La Marche de l'Empereur. Elle revient en 2006 avec le disque Végétal
Extrait bof La marche de l'empereur Baby penguins(sublime)
Posté le 23.03.2006 par drugsdream

Urge Overkill est un groupe américain qui existe depuis bien plus longtemps que la sortie du mythique "Pulp Fiction" de Quentin Tarantino et le titre "Girl, you'll be a woman soon". Les trois acolytes créent Urge Overkill à Chicago en 85. Leur premier album "Jesus urge superstar" plante le décor, style rock alternatif version années 70. Les deux albums suivants connaissent un certain succès au débuts des 90's surtout dans le milieu underground. Urge Overkill évolue au fil du temps, il puise ses influences dans le punk, la pop et le kitsch avec Girl, you'll be a woman soon. Urge Overkill acquiert grâce à ce simple titre une notoriété considérable au niveau international. Paradoxalement, l'album suivant Exit the dragon, en 95, fait un bide commercial. La tournée se transforme en désastre, dates annulées d'abord puis l'intégrale des concerts ensuite. Résultats rapides de cette catastrophe au sein du groupe : prise de stupéfiants, arrestation, condamnation fictive...la totale. La formation initiale éclate, Kato et Onassis tentent tant bien que mal de recoller les morceaux avec un nouveau guitariste, sans grands résultats.
Extrait de la Bof Pulp Fiction(A posseder....)
i love you so much, can't count all the ways
i'd die for you girl, and all they can say is
"he's not your kind"
they never get tired of puttin' me down
and i never know when i come around
what i'm gonna find
don't let them make up your mind
don't you know
girl, you'll be a woman soon
please come take my hand
girl, you'll be a woman soon
soon you'll need a man
i've been misunderstood for all of my life
but what they're sayin', girl, just cuts like a knife
"the boy's no good"
well, i finally found what i've been looking for
but if they get the chance, they'll end it for sure
sure they would
baby, i've done all i could
now it's up to you
girl, you'll be a woman soon
please come take my hand
girl, you'll be a woman soon
soon you'll need a man
girl, you'll be a woman soon
please come take my hand
girl, you'll be a woman soon
soon, but soon you'll need a man