Posté le 03.05.2006 par drugsdream
A la sortie de son premier mini Lp éponyme, la surprise fut telle que l’on propulsa directement Lacuna Coil parmi les révélations de l’année. Le style métal aérien du groupe séduisit d’office un large public et les fans ne manquèrent pas de saluer dignement l’apparition du groupe en première partie de The Gathering.
Il faut dire que sur le devant de la scène, la jolie Cristina Scabbia, d’apparence fragile, distille des vocaux d’une limpidité incroyable, sur une musique métal et gothique de grande classe. Ses envolées répondent allègrement aux interventions plus brutales d’Andrea Ferro, l’autre chanteur du groupe. L’attente du premier album fut alors insupportable, l’on pouvait se demander si le groupe saurait relever le défi.
« In A Reverie » arrive en 1999 et confirme tout le bien que chacun pensait du groupe italien. La maturité n’intervint pourtant pas avant « Halflife », un nouveau mini album, paru en 2000, qui montre que le groupe sait désormais livrer sa quintessence en studio, mais aussi qu’il veut être sans cesse présent auprès de ses fans. « Unleashed Memories » qui suit, ne possède, certes, plus la fraîcheur de ses prédécesseurs, mais prouve par sa solidité globale que le groupe est désormais maître de son destin et qu’il gagne en fiabilité ce qu’il a un peu perdu en originalité. Au croisement de diverses influences, Lacuna Coil a, par son talent et son inspiration naturels, réussit à imposer son nom parmi les grands du genre métal.
Son principal atout, c’est indiscutablement sa chanteuse : Cristina focalise toute l’attention du public. Sa voix est sans faille et son jeu de scène sans reproche. Cependant, le reste de la troupe manque de charisme et la présence de six individus sur scène peut faire paraître celle-ci très exigu.
Discographie du groupe
http://www.darkelucidation.com/lacuna_coil_discography.php
Extrait Circle
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Posté le 03.05.2006 par drugsdream
ca c un bon pote qu'il commence a creer son site pour son groupe.....fan de metal allez y faire un tour ca en vaut le coup!!!!!vous ne le regretterez pas!!!!!!!
http://xadrius.free.fr/index.htm
Posté le 03.05.2006 par drugsdream
est un groupe de gothic metal norvégien qui fut précurseur, avec The Gathering, de la vague de metal atmosphérique à voix féminine en vogue en Europe depuis la fin des années 90. Le groupe doit en grande partie son succès à la personnalité de sa chanteuse Liv Kristine Espenæs. Malheureusement, cette dernière a été virée du groupe sans savoir pourquoi ("Je me suis plutôt fait virer comme une malpropre, sans la moindre explication, sans le moindre coup de fil. J'ai découvert que je ne faisais plus partie du groupe en surfant sur Internet, un soir, chez moi.") Elle est allée former Leaves' Eyes en compagnie d'ex-membres du groupe death metal allemand Atrocity. Depuis, une nouvelle chanteuse a été recrutée (Nell Sigland) et un nouvel album est sorti (storm) en 2006.
La musique du groupe, qui alterne les parties vocales masculines caverneuses et féminines cristallines sur fond de riffs de guitares saturées et de nappes de claviers, le tout joué à un rythme généralement lent, a, au fil des ans, évolué vers un style plus mainstream et proche de la pop musique.
* Theatre Of Tragedy (1995)
* Velvet Darkness They Fear (1996)
* Aégis (1998)
* Musique (2000)
* Closure:live (2001)
* Assembly (2002)
* Storm (2006)
Extrait de la compilation Voices in Twilight Virago
Posté le 03.05.2006 par drugsdream

CRUCIFIED BARBARA est originaire de la banlieue de Stockholm en Suède. Les quatre jeunes filles s’y croisent dès 1998 mais se rencontrent vraiment quelques années plus tard lors d’une fête, au moment même où le Grunge est à son apogée. Les quatre jeunes femmes se découvrent des intérêts communs et une même impétuosité. Nicki (batterie) possède le diable et le rythme dans la peau depuis son enfance et a fait ses débuts au sein d’un groupe hardcore. Mia (Chant, guitare) et Ida (Basse) ont déjà joué ensemble. Cette rencontre devient magique quand elles réalisent qu’elles forment le groupe parfait, tant musicalement que spirituellement. Elles ont l’intention ferme, une volonté énorme de créer une musique haletante et audacieuse. Leurs parcours similaires, de petits gigs au lycée jusqu’aux petits clubs locaux, les ont fait toutes progresser pour arriver à ce dénominateur commun : elles maîtrisent individuellement fort bien leurs instruments. Cerise sur le gâteau, CRUCIFIED BARBARA a également trouvé son identité musicale après avoir commencé sous le drapeau d’agressifs punk-rockers. Le son est un condensé puissant d’Heavy-Metal et de Rock’N’Roll, témoin la reprise de Killed By Death de MOTÖRHEAD figurant sur le CD single. Le courage, la patience et la puissance ont accompagné nos Suédoises jusqu’à la curiosité de la jeunesse actuelle qui découvre en CRUCIFIED BARBARA, l’expression de sa colère et de sa passion ainsi que de son désir de liberté. Ceci n’est pas que l’histoire de quatre filles en quête d’un contrat de maison de disques (le label GMR qui les a signées en 2003) mais surtout le conte de quatre belles dont le rêve le plus fou est de bercer le cœur de leur public avec un rock puissant et sans concession, agrémenté de charme et d’intelligence.
Extrait de l'album In distorsion we trust Going Down
Posté le 03.05.2006 par drugsdream
Emmanuelle Béart est née à Saint Tropez le 14 août 1965. Avec un père chanteur compositeur, une mère ex-mannequin, qui s'était essayée au cinéma aux côtés de Jean-Luc Godard, et une grand-mère bien-aimée dont le rêve était de devenir actrice, Emmanuelle Béart semblait prédestinée à embrasser une carrière artistique. Petite fille, elle est espiègle et un peu menteuse, elle cherche à s'échapper d'elle-même, de son corps quelle n'aime pas (surtout les taches de rousseur) en imitant ses copines d'école faisant sienne leur démarche, leurs attitudes et même leur écriture. Adolescente, l'école ne l'intéresse pas beaucoup et elle préfère penser à sa future carrière d'actrice.
À 12 ans avec tous les enfants de son village et son frère Olivier, elle fait ses débuts au cinéma dans Demain, les mômes de Jean Pourtalé avec Niels Arestrup. À 18 ans, poussée par son père pour qui il est évident qu’Emmanuelle est faite pour être comédienne, elle entre dans une école d'art dramatique à Paris. Il ne lui vaudra que 3 mois pour décrocher son premier rôle dans un film de David Hamilton, Premiers désirs (1983).
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Tout comme Daniel Auteuil qu'elle a rencontré sur le tournage de L'amour en douce d'Edouard Molinaro en 1984 et avec qui elle partagera sa vie pendant une dizaine d'années, c'est grâce au film de Claude Berri, Manon des sources (1986) que sa carrière va s'emballer. La belle sauvageonne séduit le public et obtient un César du meilleur second rôle féminin. Elle aimerait se défaire de cette image de jolie bergère et c'est Yannick Bellon qui lui donne la possibilité d'exprimer tout ce qu'il y a de violence et de révolte en elle en lui offrant un rôle de jeune junkie dans son film Les enfants du désordre (1989). Elle se transforme ensuite en modèle pour peintre dans le film de Jacques Rivette, La belle Noiseuse (1991), puis en prostituée pour André Téchiné dans J'embrasse pas (1991).
Un de ses rôles les plus beaux et les plus émouvants est le fruit de sa rencontre avec Claude Sautet. Pour lui, elle interprète magnifiquement une jeune violoniste rejetée et qui tente malgré tout de séduire dans Un cœur en hiver (1992) où elle retrouve son compagnon Daniel Auteuil. Elle retrouve Claude Sautet en 1995 pour tourner aux côtés de Michel Serrault, Nelly et M. Arnaud. Entre temps, elle tourne avec Claude Chabrol qui lui offre un rôle magnifique dans son film L'enfer (1994). Elle interprète la femme trop belle, trop désirable et provocante d'un homme jaloux (François Cluzet) qui sombre dans la paranoïa.
C'est Brian de Palma qui lui fait faire ses premiers pas dans le cinéma américain aux côtés de Tom Cruise dans Mission : impossible (1996). Elle en garde un peu de fierté, mais n'apprécie pas le milieu du cinéma hollywoodien où il est trop question d'argent. Elle revient donc au cinéma français, notamment dans Le temps retrouvé (1999) de Raoul Ruiz et La Bûche (1999) de Danièle Thompson, et au théâtre qu'elle n'a jamais délaissé.
La femme de cinéma s'implique également dans des causes qui lui tiennent à cœur et l'on retiendra sa présence dans l'église Saint-Bernard auprès des sans papiers et ses altercations avec les CRS qui tentaient de les en déloger. Notons également qu'elle est ambassadrice de l'UNICEF
Emmanuelle Béart vit aujourd'hui à Paris. Elle a deux enfants, Nelly, fille de Daniel Auteuil et Yohan, fils de son compagnon David Moreau.
FIMOGRAPHIE
Marie et Julien (2003)
Nathalie X (2003) (post-production)
Les Égarés (2003)
8 femmes (2002)
La Répétition (2001)
Voyance et manigance (2001)
Les destinées sentimentales d'Olivier Assayas (2000)
La Bûche, de Danièle Thomson (1999)
Le temps retrouvé, de Raoul Ruiz (1999)
Voleur de Vie, d’Yves Angelo (septembre 1998)
Don Juan, de Jacques Weber (1998)
Mission Impossible, de Brian De Palma (1996)
Nelly et M. Arnaud, de Claude Sautet (1996)
Une femme française, de Régis Wargnier (1995)
L’enfer, de Claude Chabrol (1994)
Mecanicas Celestas (1993)
Ruptures, de Christine Citti (1993)
Un cœur en hiver, de Claude Sautet (1992)
La Belle noiseuse, de Jacques Rivette (1991)
Contre l’oubli, documentaire (1991)
J’embrasse pas, d’André Téchiné (1991)
Il Viaggio di Capitan Fracassa, de Ettore Scola (1991)
Les enfants du désordre, de Yannick Bellon (1989)
À gauche en sortant de l’ascenseur, d’Édouard Molinaro (1988)
Date with an Angel, de Tom Mc Loughlin (1987)
Manon des sources, de Claude Berri (1986)
L’amour en douce, d’Édouard Molinaro (1985)
Un amour interdit (1984)
Raison perdue (1984)
Zacharius (1984)
L’enfant trouvé, de Jean Pourtalé (1983)
Premiers désirs, de David Hamilton(1983)
Demains les mômes, de Jean Pourtalé (1976)
La course du lièvre à travers les champs, de René Clément (1972)
Posté le 02.05.2006 par drugsdream
J’envie celles et ceux qui vont découvrir I Love You But I’ve Chosen Darkness en écoutant leur premier album, ce Fear is on Our Side.
Non pas que les autres, qui ont déjà le premier Ep éponyme, vont être déçus. Oh non ! Mais ils connaissent déjà le son de ce groupe au nom des plus significatifs, comme un sacerdoce, et leur potentiel artistique. Fear is on our side ne fera que confirmer tout le bien qu’on attendait de Christian Goyer et de ses acolytes. Et de loin ! Et je suis de ceux-là.
Mais j’envie celles et ceux qui vont déposer cette petite galette sur leur platine et appuyer sur la touche "lecture". J’envie leur sourire qui se dessinera sur leurs lèvres, leur pied qui battra la mesure, l’espoir qui renaîtra en eux, leur coeur qui s’accordera un moment de répit. J’imagine ce simple mot pensé ou murmuré : " Enfin !". Comme une délivrance, ou un ami que l’on n’espérait plus débarquer dans notre vie.
(JPG)
Une fois lancé, le disque n’offre que des pépites. Les trois premiers titres sont de véritables leçons de composition. The Ghost va s’offrir progressivement, donner le ton et l’atmosphère : tout est en retenue, le chant se laissant désirer. According To Plan (single des plus efficaces) et Light, qui éteint cette espérance naissante, vont céder la place à deux instrumentaux, The Owl et Today, en guise d’intermède des plus froids.
S’ensuit At Last Is All avec sa basse et son synthé que l’on croirait droit sorti de Joy Division ou The Cure. Tiens ! C’est la première fois que je réussis à comparer leur musique. Et cela sera peut-être la seule référence que je pourrais avancer tant I Love You But I’ve Chosen Darkness a su créer ce style unique et son propre son. Et rien que pour cela I Love You But I’ve Chosen Darkness doit tenir une place de choix dans les groupes de ces dernières années qui s’enorgueillisent de plagier leurs aînés.
Fear Is On Our Side et If It Was Me clôturent idéalement ce moment de bonheur qu’offre cet album
Extrait de l'album The owl
Posté le 02.05.2006 par drugsdream
Le revival rock qui enflamme toute la planète (ou tout du moins, une certaine presse en manque d'idées) depuis bientôt cinq ans a déjà revisité tous les styles depuis 1977. Dès lors, il n'est pas étonnant de retrouver le grunge ressuscité par quatre jeunes angliches de Manchester. Diable ! Serait-on sur la piste des nouveaux Nirvana ? O Surprise, non. Sûr qu'en ces temps où l'on ressort le cadavre de Kurt Cobain du frigo tous les deux jours, se balader avec l'étiquette grunge n'est pas une idée idiote, niveau émoluments du moins.
Comme le punk, le grunge n'était pas le fruit du hasard, et encore moins une décision des gros pontes de l'industrie. Le grunge s'attachait à un lieu géographique (Seattle), une mentalité, un style de vie ... Bref, faire revenir cette étiquette d'entre les morts fin 2005, outre Manche, est plutôt risqué. Mais qu'importe, la plupart des branleurs actuels ne révèrent-ils pas avant tout Stooges, MC5, Ramones ? Les Nine Black Alps jouent la carte du décalage à fond.
A part ça, la pochette est hideuse, le titre d'ouverture "Get Your Guns" plutôt sympa, le son bien propre et lisse en dépit des distorsions ... Jetez tout de même une oreille sur "Shot Down", la ballade "Intermission" ou "Not Everyone". Mais le tout demeurera franchement anecdotique et s'oubliera bien vite.
Extrait de l'album Everything is Unsastified
Posté le 02.05.2006 par drugsdream
Le revival rock qui enflamme toute la planète (ou tout du moins, une certaine presse en manque d'idées) depuis bientôt cinq ans a déjà revisité tous les styles depuis 1977. Dès lors, il n'est pas étonnant de retrouver le grunge ressuscité par quatre jeunes angliches de Manchester. Diable ! Serait-on sur la piste des nouveaux Nirvana ? O Surprise, non. Sûr qu'en ces temps où l'on ressort le cadavre de Kurt Cobain du frigo tous les deux jours, se balader avec l'étiquette grunge n'est pas une idée idiote, niveau émoluments du moins.
Comme le punk, le grunge n'était pas le fruit du hasard, et encore moins une décision des gros pontes de l'industrie. Le grunge s'attachait à un lieu géographique (Seattle), une mentalité, un style de vie ... Bref, faire revenir cette étiquette d'entre les morts fin 2005, outre Manche, est plutôt risqué. Mais qu'importe, la plupart des branleurs actuels ne révèrent-ils pas avant tout Stooges, MC5, Ramones ? Les Nine Black Alps jouent la carte du décalage à fond.
A part ça, la pochette est hideuse, le titre d'ouverture "Get Your Guns" plutôt sympa, le son bien propre et lisse en dépit des distorsions ... Jetez tout de même une oreille sur "Shot Down", la ballade "Intermission" ou "Not Everyone". Mais le tout demeurera franchement anecdotique et s'oubliera bien vite.
Extrait de l'album Everything is Unsastified
Posté le 02.05.2006 par drugsdream
Pour être une rock star génialissime et torturée, le mieux est d’ avoir un père militaire, devenir un passionné de littérature, sortir avec une brindille allumée, user et abuser des drogues bien sûr, et se faire repérer dans la rubrique faits divers. Tout cela a déjà provisoirement réussi à Jim Morrison (jusqu’à ce qu’il en meurt), et la recette miracle est en train d’agir avec la même fureur sur Pete Doherty, la nouvelle légende déglinguée et habitée de la sphère musicale…En espérant que les clichés du rock ne l’emportent pas trop tôt, et que le dandy trash de 26 ans aura encore à nous offrir les morceaux chaotiques et fiévreux que l’on a pu découvrir sur le premier opus des Babyshambles, « Down in Albion ».
Etudiant sérieux nourri à la littérature, Pete Doherty s’acoquine avec le rock lorsqu’il rencontre Carl Barât à la fin des 90’s et qu’il fonde avec lui les Libertines. Après deux très bons albums au punk acide et ravagé, des histoires glauques à n’en plus finir de drogues, de cambriolage et de bagarres qui font la une des médias people, l’un des groupes de rock les plus prometteurs se sépare en 2004, épuisé par les frasques et les débauches de leur leader.
C’est au cours de cette histoire libertine tumultueuse que Pete fonde un nouveau groupe, Babyshambles, au moment où ses excès de drogues le mettent sur la touche pour la tournée des Libertines. Mais Pete a du mal à mener de front ce nouveau projet, les Libertines, et surtout la drogue, les démêlés avec la justice et la prison. Cependant, de cette période de défonce où Pete donne des concerts dans les bars glauques de Londres naîtra les premiers balbutiements sur piste des Babyshambles, les « Babyshambles Sessions », de la vraie matière brute aux couleurs sombres et romantiques, reflet de l’âme torturée et alcoolique de son créateur.
De plus, Pete Doherty vit une relation à la fois passionnelle et destructrice avec Kate Moss, le mannequin hype du moment. Le couple terrible ne cesse d’alimenter la presse people avec des disputes, réconciliations, demande en mariage et ruptures à la chaîne. A l’automne 2005, leur consommation excessive de drogues dures est dévoilée au grand jour à travers la diffusion dans les journaux d’une photo de Kate Moss prenant de la cocaïne. On n’entend plus alors parler que de ruptures de contrat entre le top model et les grandes maisons de haute couture, et cure de désintoxication pour la belle et son amant maudit.
Cette love story sulfureuse et désespérée (et finalement terminée, Kate ayant largué son bad boy, ce dernier n'ayant finalement pas suivi la cure de désintox comme il l'avait promis)n’empêche pas Pete Doherty et ses Babyshambles de sortir en novembre 2005 un premier album, « Down in Albion » (après avoir publié deux singles en amont) dont l’enregistrement a été plus que laborieux…Entouré de Patrick Walden et de Drew Macconnell avec toujours Mick Jones à la réalisation, Pete Doherty nous livre ici 16 titres hybrides entre énergie corrosive et émotion, confus et intenses, et nettement plus aboutis que les enregistrements brouillons des dernières sessions (en même temps, ce n’était pas vraiment difficile). Sur « La Belle et la Bête », le morceau plein d'ironie qui fait l'ouverture, Pete convie sa muse Kate à pousser la chansonette.
Avec cet album (sorti chez Rough Trade) qui manque encore un peu de structure et de travail de fond, Pete Doherty prouve cependant qu’il peut être autre chose que ce junkie lamentable qui occupe les premières pages des tabloïds. Espérons que ce « Down in Albion » ne sera pas un point final abrasif, mais le début d’une renaissance artistique …A condition que Pete, (qui est en liberté surveillée jusqu’en 2006 après avoir été arrêté fin 2005 pour conduite en possession de substances très illicites, et qui risque 7 ans de prison) mette un frein aux excès et canalise son âme cabossée dans la musique et elle seule.
extrait de l'album Down in Albion Stick and Stones
Posté le 02.05.2006 par drugsdream

Au moment de sa première collaboration avec Gus Van Sant, Michael Pitt commençait déjà à gratter la guitare façon Kurt Cobain. Le temps que l’idée du film Last Days mûrisse, le jeune américain aux yeux perdus et aux cheveux sales de toute star du grunge qui se respecte a pu progresser, et la BO de Last Days est l’occasion de profiter de ses compositions douloureuses. Même si on a souvent tendance à associer à l’excès les acteurs et le personnage qu’ils interprètent, le bouche-à-oreille a cette fois raison. Il y a bel et bien de la graine de chanteur de rock derrière les yeux bleus piscine de Michael, dont le timbre de voix est d’une ressemblance troublante avec celui de Kurt Cobain (au risque de me mettre à dos tous les fans convaincus de Nirvana). L’écoute de « Death to Birth », balade en forme de lettre d’adieu aux paroles d’une tristesse mortelle (en particulier le message It’s a long lonely journey from death to birth qui sert de refrain), devrait convaincre jusqu’aux plus dubitatifs. Reste que Michael Pitt devra, encore plus après ce film, prouver qu’il peut se détacher de l’image de Kurt Cobain qui risque de lui coller pour de bon à la peau. On attend donc la sortie prochaine du premier album de son groupe Pagoda House of worship avec une impatience mêlée de crainte.
Les morceaux marqués du nouveau label de qualité « Michael Pitt » ne doivent pas pourtant faire de l’ombre aux grands noms appelés en renfort pour cette bande originale, comme les Velvet Underground dont l’apparition derrière un nuage d’opium pour « Venus in Furs » ne laisse pas de marbre. On remercie par ailleurs Gus Van Sant de s’être associé à Thurston Moore de Sonic Youth pour la musique « pour éviter qu’on se ridiculise » selon ses propres termes, et pour les deux morceaux plus hard, d’avoir laissé travailler The Hermitt. Si dans le film la musique est finalement moins utilisée que ce qu’on aurait pu attendre au regard du thème, on se rend donc compte de toute son importance quand on écoute la bande originale, reflet parfait des différentes ambiances de l’errance du chanteur – de la totale perte des repères au désespoir.
À l’opposé de ces bonnes nouvelles, il faut tout de même mentionner la mauvaise blague de ce CD – ou le coup bas au choix –, qui montre à quel point parfois les bande originales pèchent par leur incohérence. Oui, on veut bien revivre le film avec sa musique mais le « Believe » de Tenlons fort, sorti tout droit d’un passé de boys band révolu, fait mal aux oreilles. C’est finalement là un exemple extrême de ce qu’est la dernière partie de cette bande originale. Les chœurs et les chants psalmodiés de Hildegard Westerkamp n’aident pas à rattraper l’intérêt de cette partie. La musique concrète, soit une branche de musique expérimentale à base de sons naturels, avait été utilisée par Gus Van Sant dans le film pour transcrire au mieux le trouble de l’esprit de Blake. Mission réussie à la perfection dans le film mais force est de constater qu’on se laisse peut envahir par ces sons de cloche sans le support du long-métrage.
extrait de la bof.....pagoda foetus